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Accueil >>  Les livres >>  La Rochelle . Deux nouveaux ports, deux destins >>  Première partie : Historique des ports de plaisance


Article N° 92

Présent et avenir

Publié le mercredi 21 juin 2006, mis a jour le jeudi 6 juillet 2006

Certes, des erreurs ont été commises dans le passé sur lesquelles je ne m’étendrai pas davantage, voulant surtout retenir que, globalement, le port des Minimes est une splendide réalisation sur le plan nautique. Sa réputation internationale bien établie a couronné les efforts de tous ceux qui., au fil de quatre décennies, ont oeuvré pour en faire un site accueillant et bien équipé et de ceux qui continuent à le faire sous la houlette avisée de la Régie du port de plaisance et de son nouveau directeur, Jean Laurand, entouré d’une équipe sympathique et compétente.

Évolution de la flotte des bateaux (tous SRR) mouillés dans le port de LR :
1950 : une quinzaine - 1955 : 45 - 1960 : 78 - 1965 : 162 - 1970 : 209 -1971 : 229.
Puis mise en service du port des Minimes.
Au premier plan : Thétis plan Sergent, construction Hervé.
Au fond à gauche : la maison des éclusiers dont l’usage vient d’être accordé à la SRR qui y restera jusqu’à son départ pour le môle central des Minimes.
La conquête du havre d’échouage et du bassin à flot intérieur par la plaisance : (III)
« L’usage » plaisance s’impose. La moitié nord du bassin est « attribuée » à la Société des régates rochelaises qui paiera au titre des corps-morts (bouées puis pontons progressivement installés avec autorisation de percevoir des redevances).
(photo SRR 1960)

La consultation du Plan guide 2000, bien présenté, nous apprend que le port de plaisance de La Rochelle, qui comprend désormais le port des Minimes et le « Vieux port » avec le havre d’échouage, le bassin des yachts et l’ancien bassin des chalutiers, offre actuellement (année 2000) :

  • 3 600 places à flot, dont 420 pour les visiteurs, réparties sur 61 appontements et 6 bassins comprenant :
  • l’ancien bassin des chalutiers qui peut recevoir des grands yachts jusqu’à : longueur maximale 60 mètres, largeur maximale 16 mètres, tirant d’eau maximal 5 metres ;
  • 1 gril de carénage, 1 cale de carénage, 2 cales pour mise à l’eau des dériveurs
  • moyens de levage : 1 élévateur mobile (charge maxi. 150 t) 3 élévateurs mobiles (charge maxi. 50 t) 1 grue automotrice (charge maxi. 20 t) 3 grues électriques fixes (charge maxi. 2,5 t)
  • équipements et services : électricité, eau, carburants et combustibles, sanitaires, météo ;
  • capitainerie : gestion et administration - service VHF - sécurité - etc.

Dans l’annuaire du Plan guide 2000 figurent :

  • 16 architectes navals ;
  • 18 constructeurs de bateaux et de moteurs ;
  • 13 ateliers moteurs cl mécanique navale ;
  • 22 vendeurs de bateaux neufs et occasions ;
  • 5 électroniciens ;
  • 7 électriciens ;
  • 5 menuisiers ;
  • 1 accastilleur (sur mesure) ;
  • 1 spécialiste remorques ;
  • 13 voiliers ;
  • 17 shipchandlers ;
  • 21 entreprises d’entretien de bateaux, peinture ;
  • 14 loueurs de bateaux.

Soit de quoi satisfaire les besoins de tous les usagers, voile et moteur, régate, course au large, croisière, planche à voile...

Figurent également 6 associations nautiques, 7 écoles de voile, 5 écoles permis bateaux, 4 associations de pêche en mer, 2 entreprises de plongée (travaux sous-marins et matériels).

Tous ces équipements et spécialistes facilitent l’organisation de grandes manifestations comme :

  • Le Grand Pavois, salon nautique international à flot, un des plus importants du monde, créé en 1972, avec l’appui actif de la Société des régates rochelaises, ce qui semble oublié aujourd’hui ! – par une équipe comprenant notamment Henri Amel, Michel Dufour, Fernand Hervé, Roger Mallard, Guy Phelipon. Cette manifestation a lieu tous les ans en septembre.
  • La Semaine internationale de la voile de La Rochelle, première concentration française à avoir réuni plus de mille bateaux en compétition, créée en 1964 par la SRR (Jean-Claude Menu, Michel Briand, Jacques Godet) avec le concours des Cahiers du Yachting/Auto-journal (André Costa, Bertrand Cheret), qui se déroule tous les ans à l’Ascension et à la Pentecôte.

En outre, le calendrier sportif annuel des épreuves nationales et internationales, est l’un des plus chargés de France.


Le bassin intérieur de La Rochelle-Ville en 1975 : envasement et pollution
La grande « toilette » entreprise cette année-là a consisté à draguer très profondément et complètement, (depuis la guerre seules des opérations légères avaient été entreprises) à réparer et électrifier les portes et à nettoyer (une première !) les quais. L’ensemble portuaire de La Rochelle-Ville est extrêmement bien protégé de la houle et du vent : très peu d’agitation sur les différents plans d’eau, mais en contrepartie, l’envasement est rapide. Il est dû à des causes naturelles : à chaque jusant de la vase contenue dans l’eau amenée par le flot se dépose sur le fond et à des causes humaines : déversement de déchets divers par les égouts pluviaux (et autres ?) et provenant des navires, surtout ceux en réparation. Ces rejets ainsi que les pompages des cales des navires (résidus d’hydrocarbures) contribuent à la pollution.
En 1975, le bassin intérieur était encore occupé à environ 50 % par la petite pêche. Des règlements portuaires en matière de pollution existaient déjà mais ils n’étaient pas sérieusement appliqués. Étant donné les vents dominants du secteur ouest., les déchets « flottants » s’accumulaient dans les coins nord-est et sud-est du bassin, le long du quai Valin. Ils formaient de véritables cloaques ne contribuant pas à une « bonne image de marque touristique ». Vingt-cinq ans plus tard, grâce à la Régie du port de plaisance, désormais maîtresse des lieux, on constate une nette amélioration. Remarquons cependant que si les pêcheurs étaient indisciplinés (leur excuse est « qu’ils travaillaient »), les plaisanciers (qui ne travaillent pas) ne sont pas toujours respectueux de l’environnement, ce qui est encore moins excusable...
Photos : Coll. JCM

 

Ces dernières années, l’intégration du bassin des chalutiers, le développement du plateau nautique et l’aménagement de la Ville-en-Bois – toutes opérations qui justifient, en ce qui concerne la plaisance, l’option prise par Michel Crépeau en 1985 – ont fait de La Rochelle un port de plaisance polyvalent, doté de nombreux atouts ce dont le nouveau maire, Maxime Bono, est tout-àfait conscient. Nul doute, il en a donné la preuve récemment, qu’il fera le maximum pour soutenir la plaisance, mais il peut être assuré qu’elle le lui rendra bien, contribuant ainsi à la réussite de La Rochelle à laquelle nous sommes tous attachés.

Sur les plans économique et social, les retombées bénéfiques, directes et indirectes, sont évidentes au point que les collectivités locales, départementales et régionales citent constamment La Rochelle comme capitale de la voile et la Région Poitou-Charentes et le département de la Charente-Maritime comme zones privilégiée pour les activités plaisance, qu’il s’agisse de compétition ou de croisière. L’industrie et le commerce de la plaisance, malgré les vicissitudes rencontrées à certaines périodes, ont connu un taux de croissance extraordinaire et se sont révélés comme d’importants pourvoyeurs d’emplois directs et induits de nature très variée, ce que j’avais prévu à une époque où beaucoup considéraient la plaisance seulement comme une distraction.

Sur le plan commercial, le port des Minimes, désormais entièrement occupé, est un grand succès. Obtenir une place est devenu problématique. Un nouveau port de plaisance est d’ailleurs à l’étude au sud des Minimes et d’autres sites sont envisageables a priori, sous réserve, comme partout, de leur convenance technique confirmée et du financement.


La baie des Minimes en 1968
Site du futur port de plaisance
Vue aérienne prise dans un axe approximativement ouest-est à marée basse
Au premier plan à gauche, la tourelle Richelieu dotée d’un feu et située en bordure de l’alignement d’entrée au port de La Rochelle-Ville ; à droite, vestiges de la digue dite du « Lazaret » construite au XVIIe siècle (siège de Louis XIII).
Cette photo illustre bien le site de l’actuel du port des Minimes, avant dragage, avec en haut à droite le hameau des Minimes et vers la gauche la digue joignant l’extrémité du môle sud du chenal d’entrée à La Rochelle (non visible) aux Minimes et délimitant le « Marais perdu ». Cette digue faisait partie d’un programme de travaux déterminé par la loi du 9 août 1839 et a été achevée en 1848.
Photo noir et blanc prise par mon ami Jean Morillon

En outre, le succès des Minimes a contribué au succès des ports voisins, lesquels, pour la plupart, envisagent des agrandissements mais ceux-ci ne sont pas toujours possibles. En tout cas la demande potentielle en anneaux reste forte. Une mention particulière pour Rochefort qui disposait de darses inutilisées, voire envasées et de surfaces à proximité et qui est devenu, sous l’égide d’une municipalité dynamique, un important port de plaisance. Excellent port d’hivernage avec une composante fluviale, il a complètement transformé l’aspect du site en l’égayant, heureux complément à la magistrale remise en valeur de l’ancien arsenal participant à la conservation de l’image portuaire historique de cette ville, dans le passé une des grandes bases de la Marine Royale. Le « clou » en étant la rénovation et l’aménagement de la Corderie royale initiée par mon ami le contre-amiral Maurice Dupont.

Sur le plan sportif, les installations du port des Minimes abritent, outre la Société des régates rochelaises, plusieurs organismes et associations spécialisées dans la formation et la compétition dont elle a initialement suscité la création ou la venue au cours des années 60 et 70, et dont l’ensemble constitue un pôle exceptionnel couvert par la Ligue Poitou-Charentes de voile 08 ou dépendant directement de la Fédération (FFV). Ce pôle réunit de nombreuses personnes compétentes ce qui a permis l’organisation d’une première mondiale en 1994, des championnats du monde de voile de l’International Yacht Racing Union (désormais International Sailing Fédération, ISAF).

But suprême : les jeux Olympiques. La ville de Paris, candidate à l’organisation des Jeux en 2008 devait trouver un site propice pour la voile. La Rochelle a été choisie parmi plusieurs villes portuaires candidates. Certes, la candidature de Paris n’a pas été retenue par le Comité international olympique, mais il s’agit d’un grand succès pour La Rochelle qui est désormais consacrée mondialement comme le site olympique voile français, ce dont nul plus que moi ne peut se réjouir. En effet, à la Société des régates rochelaises et à la Ligue Poitou-Charentes de voile, nous avons depuis plusieurs décennies pensé à l’entraînement sportif de haut niveau et aux jeux Olympiques ; toutes les structures et organismes les concernant qui se sont installés progressivement à La Rochelle sont issus de leurs initiatives, ce que les publications locales – aux budgets pourtant

financés par les contribuables – ont passé sous silence dans le cadre d’une « campagne pour les Jeux » marquée politiquement, ce qui n’avait pas lieu d’être. Pour pallier ce déficit d’information, rappelons pour les lecteurs une brève chronologie des faits :

En 1967, le « directeur technique national voile », Jean-Michel Auclair, décide de regrouper les équipes France à La Rochelle pour les entraînements préparatoires aux JO de 1968.

Par la suite, la nécessité pour la Fédération française de voile (FFV ex FFYV) de réunir le bataillon de Joinville en un lieu, dont le choix fut La Rochelle, a renforcé cette concentration des coureurs. Comme l’explique Jean Guilhot, entraîneur national à l’époque : « un club ouvert en permanence (la SRR) était nécessaire. Par ailleurs, la CPC Voile et la FFV ont su fonctionner ensemble en gardant leur propre identité tout en travaillant en osmose et à la satisfaction de chacun ».

Certes, en 1967, le port des Minimes n’existait pas encore, mais la décision de le construire avait été prise (sur la base -de mes propositions 1958-1962). A partir de 1975, date à laquelle ma proposition d’implantation d’un « môle central » fut enfin retenue, il devenait possible de prévoir l’édification de bâtiments ad hoc. De nombreuses années furent nécessaires. En 1978 fut créée la section sport-études ; en 1980, le stade fédéral sous la direction de Jean Guilhot. Enfin le Centre permanent d’entraînement et de formation pour le sport de haut niveau, officiellement ouvert en 1986 et installé provisoirement à la SRR aux termes de la convention du 12 juin 1987, ne disposera de ses propres locaux (financement public) qu’à partir du 18 septembre 1992. Il fonctionne sous la houlette avisée de Marc Reine.

Mais toutes ces structures juxtaposées et complémentaires ont donné des résultats : 21 sélectionnés olympiques de 1968 à 1996 (dont 20 membres de la SRR, notamment Claire Fountaine, conseillère technique régionale, sélectionnée deux fois en 1976 et 1988). Quatre des sélectionnés pour les Jeux 2000 à Sidney ont été formés à La Rochelle. Il ne s’agit pas d’improvisation, mais d’une méritoire continuité insuffisamment mise en avant et peu connue, même des Rochelais.

Désormais, grâce au port des Minimes, la voile française de compétition dispose d’un outil exceptionnel, même si des progrès restent à accomplir. Pour ma part, j’ai toujours considéré que le port des Minimes devait être conçu en pensant aux jeux Olympiques, voire en fonction de ceux-ci. A l’époque, nous étions bien peu à le préconiser :

C’est ainsi que j’écrivais dans le Programme SRR 1972 :

« 1971 fut une année faste pour la Sociétés des régates rochelaises.

Les membres de la SRR ont remporté une série impressionnante de victoires en compétition que ce soit en yachting léger, en yachting lourd ou en course océanique. Encore une fois, je les en félicite.

Les grandes manifestations organisées par la SRR ou avec sa participation : VIIIe Semaine Internationale de voile de LR, Quarter Ton Cup, Plymouth-La Rochelle ont obtenu un vif succès. L’ensemble Coupe nationale, Semaine internationale et Championnat du monde de la série olympique des Flying Dutchman (FD) a consacré notre Société comme organisatrice des plus grandes épreuves internationales.

Du point de vue sportif, La Rochelle, grâce à notre club, peut désormais prétendre à l’organisation des jeux Olympiques si la France devait être choisie à l’avenir comme nation organisatrice.

LA ROCHELLE deux nouveaux ports, deux destins

Du point de vue des installa Lions, nous voudrions que le développement des infrastructures et des superstructures du port des Minimes s’accélère.

En effet, ce développement conditionne la réalisation de l’objectif que s’est fixé la SRR, c’est-à-dire faire de La Rochelle un grand centre permanent de compétition internationale et de notre club le fer de lance de cette activité.

Il est évident que la réalisation rapide du port des Minimes se heurte à un certain nombre de difficultés. La création récente de la Régie du port de plaisance, les rapports privilégiés institués entre elle et notre société nous permettent d’espérer que nous sommes sur la bonne voie.

L’accélération du programme dépendra pour une part de la réussite de nos manifestations futures, des succès remportés, du concours promotionnel qu’apportera la SRR.

Je souhaite, par conséquent, que 1972 renforce encore l’audience et l’influence dont dispose notre société. »

En 1973, j’eus l’occasion de présenter aux membres du conseil municipal de La Rochelle, spécialement réuni à cet effet sous la présidence du maire, un film que Bertrand Chéret, sélectionné olympique et membre de la SRR, avait rapporté de Kiel. Il montrait de quelle façon avait été conçue la « plate-forme olympique » des Jeux voile qui avaient eu lieu en république fédérale d’Allemagne, en 1972 à Kiel, et qui était un modèle du genre. Un bon exemple à suivre... qui ne fut pas suivi... ce que l’on peut regretter. Néanmoins, dans un rapport que j’avais présenté à M. Gérard Ducray, secrétaire d’État au Tourisme, à l’occasion de sa visite à La Rochelle le 18 juin 1975, j’écrivais : « La SRR estime que si les JO devaient se dérouler en France, seul le port des Minimes répondrait aux besoins. »*

Les surfaces en bordure des quais que je souhaitais voir réservées à l’édification des structures permanentes pour l’organisation de grandes manifestations nautiques (compétitions, salons, expositions...) mais pouvant être utilisées

 

 

par d’autres – à l’occasion de congres par exemple —furent consacrées à d’autres usages censés créer une animation : c’est le cas avec l’aquarium, lequel extrêmement attractif, est une réussite. Mais il aurait pu être installé ailleurs. Ce qui est confirmé puisque l’aquarium, qui recevait annuellement 600 000 visiteurs, a été déplacé en bordure du bassin extérieur de La Rochelle-Ville dit « bassin des chalutiers », où il est prévu qu’il accueillera un million de visiteurs à partir de 2001. Cette insuffisante affectation permanente d’espace aux activités nautiques a, jusqu’à présent, rendu plus compliquée. (et plus coûteuse) l’organisation des manifestations nautiques, compétitions et salons. Ces imperfections n’ont pas empêché les premiers championnats du monde de voile 1994 de l’International Sailing Fédération (ISAF ex IYRU) d’être un grand succès, certes lié aux qualités naturelles des plans d’eau des pertuis, mais aussi, aux qualités d’accueil et aux possibilités techniques du port des Minimes. Le départ de l’Aquarium devrait permettre, si les pouvoirs publics en décident ainsi, un réaménagement pour une organisation plus facile des grandes manifestations comme le Grand Pavois, la SIVLR, les grandes compétitions diverses et, bien entendu, les jeux Olympiques, gourmands en surface.

 

*Ce rapport était l’ampliation, après mise à jour, d’une note que j’avais rédigée en 1973 à l’attention de M. Pierre Messmer, actuel chancelier de l’Institut, à l’époque Premier ministre et que j’avais invité à présider la Xe Semaine internationale de la voile. Il avait accepté mais, empêché au dernier moment, s’était fait représenter le 13 juin 1973 par M. Paul Dijoud, secrétaire d’État avec lequel je m’étais longuement entretenu de l’avenir du port des Minimes. M. Messmer, amoureux de la voile, a beaucoup contribué à la participation des armées dans les courses océaniques.

Le fait que plusieurs rochelais Jean-Bertrand Chaudun, président de la Ligue Poitou-Charentes de voile de 1985 à 1989, Bernard Bonneau, conseiller technique national à la Fédération française de voile

et entraîneur de l’équipe olympique féminine, Michel Barbier, chargé par la FFV des relations avec l’IYRU désormais ISAF et même membre du « staff ISAF » et moi-même [de 1973 à 1994] fassent parties des comités de l’organisation internationale, a contribué au choix de La Rochelle pour l’organisation, sous la présidence de Claude Harlé, des premiers championnats du monde cités plus haut. Ainsi, les membres du conseil de l’ISAF ont pu apprécier de visu les qualités du plan d’eau pour la mise en place des parcours olympiques (rappelons que pour les Semaines internationales de la Voile de LR organisées par la SRR jus- qu’à six parcours ont pu être mis en place simultanément, le nombre de compétiteurs étant plus important que celui prévu pour les Jeux) de même que les atouts du port des Minimes, notamment la possibilité pour les officiels et spectateurs de suivre certaines régates depuis la digue ouest (du Lazaret). Or l’ISAF, membre du Comité international olympique (C10) est chargé par celui-ci de l’organisation des Jeux voile et, en pratique, a une influence sur le choix du site.

 

Lors de la candidature de Paris à l’organisation des Jeux 1992, avec l’accord écrit du maire, j’avais pris l’initiative en 1984, avec mes amis de la SRR, de présenter un dossier pour La Rochelle au titre de la voile. Un dossier a été à nouveau présenté, s’inspirant du premier, en 1996, lors de la candidature de Lille à l’organisation des Jeux 2004, sous l’égide de la ville de La Rochelle. Dernier en date, un troisième dossier a été adressé par elle à la ville de Paris, à nouveau candidate pour 2008. Cette persévérance a « payé » puisqu’en mai 2000, comme indiqué ci-dessus, La Rochelle avait été choisie. De toute façon, les dossiers rochelais successifs, affinés au fil des années en fonction de l’expérience acquise et des améliorations portuaires et d’accueil, contribuent à la bonne image de marque du port de plaisance de La Rochelle, cette « promotion olympique » ne pouvant qu’être favorable à notre ville, notre département et notre région.

En définitive, La Rochelle, cité historique prestigieuse, est devenue une ville touristique de qualité et le port des Minimes est un élément important de sa réputation internationale. Bref, ce n’était pas l’idée initiale d’un fou et j’en suis fier !!!


Document extrait du livre "La Rochelle, deux nouveaux ports, deux destins" de Jean-Claude MENU - Paru aux éditions "Geste Editions" - Copyright©2002 Geste Editions / Jean-Claude Menu




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